Cher corps…

On est tous de formes, tailles, couleurs différentes. Chacun de nous est différent mais pourtant unique à sa propre manière. Un peu comme des pièces de puzzles en somme. Alors on essaye de compléter à tout prix ce puzzle. Nous sommes à la recherche constante de notre pièce manquante. Celle qui s’ajuste parfaitement. 

C’est ce qui nous définit. Nous sommes définis par l’amour. Et là où nous sommes plus que désireux d’aimer l’autre, lorsqu’il s’agit de s’aimer soi, notre enthousiasme s’estompe. Drastiquement. Comme la neige fond au soleil, notre amour fond une fois conforté à nous-même.

Alors cher corps…

Alors cher corps, ce texte est pour toi. Pendant longtemps, je ne t’ai pas aimé. Tu étais trop comme ceci, pas assez comme cela, jamais suffisant. Et j’ai essayé de te changer. Ces deux dernières années, j’ai perdu pas loin de 12 kilos. En les perdant, je pensais que tous mes soucis s’envoleraient. Que je serais plus heureux, plus désirable. Toujours dans l’optique de ce que l’autre penserait, je n’existais qu’à travers le regard de l’autre. Jamais au travers du miens.

!Spoiler Alert! La perte de ces 12 kilos n’a pas changé grand chose. Parce que ce n’était pas assez. J’avais toujours des formes. Mes cuisses étaient toujours épaisses, mon ventre n’était pas plat. Enfin il l’était bien plus qu’avant et je ne commence que maintenant à le remarquer. Mais c’était comme si, malgré les 12 kilos envolés, je me voyais toujours avec. On en parle rarement mais il faut du temps pour assimiler un changement dans notre corps.

Un complexe masculin également

On parle aussi très rarement d’autre chose. Que nous aussi, les hommes, nous ressentons (tout comme vous les femmes) la pression de la société sur nos corps. C’est juste qu’on en parle pas. Parce que tu sais, c’est pas très viril.

Parce que là où vous avez grandi où un ventre plat, un trou entre vos cuisses ou même des formes généreuses tout en conservant un taille de guêpe étaient la norme, de notre coté c’est à coup d’abdos, biceps sur-développés, pectoraux ou encore dorsaux que nous avons été éduqué. Et oui cette put*** de société publicitaire a encore frappé.
Mais le plus dommage c’est que je connais pas mal de garçons dans mon entourage qui n’osent tout simplement pas en parler. De peur de se voir retirer le statut de mââââle *hum hum*

Et puis le déclic est venu

Il y a deux mois, j’ai voyagé à travers la Suède avec mes deux frères. Et même en leur présence j’étais toujours gêné/honteux d’être torse nu. De montrer mon corps. Du coup, durant 2 semaines j’ai gardé un t-shirt sur moi. Attendant qu’ils regardent ailleurs pour le changer ou encore me ruant dans l’eau pour me cacher (Bon en sachant que l’eau était transparente, c’est clairement pas mon idée la plus brillante) Cette mascarade est arrivée au stade où il a fallu que mon frère m’ouvre les yeux sur tout ce que je ratais. (La tentative a duré une bonne partie de la nuit.)

Alors oui, je n’ai pas le six-pack. J’ai des courbes, j’ai des cuisses et mes fesses sont tout sauf plates. Mais je suis épuisé de te détester cher corps.

Parce que tu sais qu’on est coincé l’un avec l’autre pour un certain temps quand même n’est-ce pas ? Tu es le seul corps que j’aurai. Le seul et l’unique. Alors je prends une décision. Je décide d’essayer de t’aimer. Pour ce que tu es, non pas ce que je voudrais que tu sois ou pour ce que la société voudrait que tu sois. Je vais essayer de t’aimer pour ton entièreté, les parties que j’aime comme celle que je n’aime pas.

Et je sais que ça va prendre du temps mais on a tout le temps qu’il faut non ? En plus j’ai entendu que le voyage en valait la peine 😉

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2 commentaires

  1. J’aime beaucoup ton blog. Un plaisir de venir flâner sur tes pages. une belle découverte, un enchantement. Très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésite pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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